

Ubhubhubhu
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Les grands maîtres du rêve des Sangomas d'Afrique du Sud (Zulu, Xhosa). 3 à 5 nuits de prières, et les portes du rêve s'ouvrent. Un chemin que l'on choisit de prendre pour venir rencontrer les racines de son âme, se rappeler qui l'on est et pourquoi l'on est venu sur Terre.
Ubulawu viendrait du verbe ukulawula, « contrôler ». Pour les devins xhosa, l'ubulawu jette une « lumière blanche » sur le rêve : il le rend plus vif, plus mémorable, ouvert aux esprits et aux ancêtres. On lui prépare la nuit, et on attend qu'il vienne.
Racines, écorces et feuilles séchées, chacune avec son chant, sa saison et son caractère. On les bat dans l'eau froide jusqu'à la mousse, selon le geste xhosa, et on la boit à jeun. La porte s'ouvre souvent dès les premières nuits, et tant qu'on en prend soin, elle reste ouverte.

Chez les Xhosa et les Zoulous d'Afrique du Sud, l'ubulawu rassemble des plantes du rêve : des racines surtout, parfois des tiges ou des écorces, battues dans l'eau froide avec un bâton jusqu'à ce qu'une mousse blanche monte (Sobiecki, 2008, p. 336). Le mot viendrait du verbe xhosa ukulawula, « contrôler ». Pour les devins, l'ubulawu jette « une lumière blanche » sur le rêve, ukukhanya okumhlophe : les rêves deviennent plus vifs, et on s'en souvient au réveil (Hirst, 2005).
C'est la médecine des devins, les amagqirha xhosa et les izangoma zoulous. Elle accompagne leur initiation et soigne l'intwaso, la maladie de l'appel, par laquelle les ancêtres désignent un futur devin (Sobiecki, 2008 ; 2012). Chez les Zoulous nyuswa, ils se classent par couleur, noir, rouge ou blanc, et l'on va toujours du noir vers le blanc (Ngubane, 1977, p. 109).
Même un nénuphar en fait partie. Chez les Xhosa, la racine d'uzuba est un ubulawu, trop âpre pour être bue, gardée pour le lavage (Hirst, 2005). Les devins zoulous connaissent la fleur sous le nom d'izibu : elle se vend sur les marchés de Johannesburg pour des visions liées aux ancêtres (Sobiecki, 2008, p. 345).
La Silene, l'Uvuma et le Mukanya réunis, ou les cinq plantes ensemble : le pack découverte Ubulawu.
Chez nous, l'ubulawu se reçoit sur 3 à 5 nuits de suite. La racine en poudre fine repose dans l'eau froide, puis on la bat jusqu'à la mousse blanche : là-bas au bâton fourchu, l'ixhayi (Hirst, 2005), ici au fouet ou au mousseur à lait. On boit la mousse à jeun, le matin, ou le soir loin du repas, en posant son intention, parfois une question précise pour la nuit.
L'initié xhosa boit jusqu'à vomir, l'ukugabha, et se lave le soir avec la mousse (Lamla, 1975, cité par Sobiecki, 2008) ; « les Sotho préfèrent manger la mousse », rapporte Sobiecki (2012, p. 219). Chez nous, on boit la mousse, sans aller jusqu'au vomissement.
Un carnet près du lit, quelques mots au réveil. Le rêve arrive parfois dès la première nuit, parfois quelques jours après la dernière mousse, et il peut se prolonger des semaines. Chaque fiche donne la dose de sa plante.
Sur l'Undlela Ziimlophe, 31 avis parlent de la nuit : 15 rêves plus vifs, 7 souvenirs plus nets, 6 rêves lucides, et 6 rêveurs qui n'ont rien remarqué. L'Uvuma en compte 14, dont la moitié parlent de rêves chargés de sens, et le Mukanya Kude 5.
« […] Undlela Ziimlophe est une plante extra pour se souvenir de ses rêves et devenir plus conscient dans toutes les dimensions. »
Aucun essai clinique n'a porté sur l'ubulawu. Hirst a lui-même eu « des rêves très vifs », et le mécanisme reste pour lui « une énigme » (Hirst, 2005). Sobiecki, avec un ubulawu rouge puis un blanc, n'a pas rêvé davantage : il décrit du calme et de la clarté (2012, p. 220).
Chez les Xhosa, seul le devin initié à la rivière sait reconnaître la Silene, la cueillir et s'en servir ; on ne la trouve jamais chez l'herboriste (Hirst, 2005). Les formules des ubulawu d'initiation restent secrètes, pour les étrangers comme pour les initiés encore jeunes (Sobiecki, 2012, p. 222). Nos plantes se reçoivent chez soi, à côté de cette tradition vivante, et aucun de nos packs ne se présente comme « la recette traditionnelle ».
Toutes les plantes du rêve, une par une : le guide des plantes pour le rêve lucide.
Chez les Xhosa et les Zoulous d'Afrique du Sud, des plantes du rêve, surtout des racines, battues dans l'eau froide jusqu'à ce qu'une mousse blanche monte. Le mot viendrait d'ukulawula, « contrôler ». Les devins le boivent pendant leur initiation : il rend les rêves plus vifs et mieux retenus (Hirst, 2005).
La Silene capensis (nom accepté : Silene undulata), undlela ziimlophe en xhosa, « les chemins blancs » : notre Undlela Ziimlophe. Au pluriel, « African dream roots » désigne souvent toute la famille ubulawu.
La racine en poudre fine dans l'eau froide, un temps de repos, puis on bat au fouet ou au mousseur à lait jusqu'à une mousse blanche épaisse. On boit la mousse à jeun. Chaque fiche donne la quantité de sa plante.
3 à 5 nuits de suite. Chez les Xhosa, les novices boivent la Silene trois jours, à la pleine lune (Hirst, 2005). Le rêve vient parfois dès la première nuit, parfois quelques jours après la dernière mousse : le carnet en garde la trace.
Deux plantes de familles botaniques différentes. La Silene (Undlela Ziimlophe) est la racine des chemins blancs, bue à l'initiation des devins xhosa ; chez nos rêveurs, elle réunit le plus de rêves lucides. L'Uvuma (Synaptolepis kirkii) sert d'émétique et de lavage pour aider les devins à « voir » ; nos rêveurs lui prêtent des rêves chargés de sens.
Pour Mrs Maponya, devineresse, tout le monde peut s'en servir pour rejoindre ses ancêtres, et seuls certains en reçoivent le don de guérir : « les plantes te donnent ce que tu es » (Sobiecki, 2012, p. 219). L'initiation appartient aux devins et à leurs maîtres. Nos plantes se reçoivent chez soi, avec respect.
Les ubulawu font vomir à forte dose. Des usagers hors tradition, en gélules et à forte dose, ont eu des rêves perturbants (Sobiecki, 2012, p. 221) ; la tradition passe par la mousse et de petites quantités. Grossesse et allaitement : on s'abstient. Sous traitement ou en cas de trouble psychiatrique : un avis médical avant toute plante.
En vente libre en France et dans l'Union européenne. Hors de l'Union, chaque pays a sa loi : vérifie celle du tien avant de commander.
Trois gestes de la tradition de préparation :
D'abord, un Ubulawu pour commencer : on apprend ainsi la signature de chaque plante.
Ensuite, trois à cinq nuits de suite : le rêve s'ouvre nuit après nuit.
Enfin, un carnet au chevet. Un rêve qui revient a ses motifs, et c'est en les notant nuit après nuit qu'ils deviennent lisibles.
Articles voicés qui prolongent ces plantes — traditions, gestes, lignées.