Aller au contenu
INFUSE
DREAM ☾ · UBULAWU · RACINES AFRICAINES DU RÊVE

Maîtres du Rêve.

Les grands maîtres du rêve des Sangomas d'Afrique du Sud (Zulu, Xhosa). 3 à 5 nuits de prières, et les portes du rêve s'ouvrent. Un chemin que l'on choisit de prendre pour venir rencontrer les racines de son âme, se rappeler qui l'on est et pourquoi l'on est venu sur Terre.

6 trésors dans cette famille·★ 4,9 — 310 avis


Le mot

Le mot Ubulawu.

Ubulawu viendrait du verbe ukulawula, « contrôler ». Pour les devins xhosa, l'ubulawu jette une « lumière blanche » sur le rêve : il le rend plus vif, plus mémorable, ouvert aux esprits et aux ancêtres. On lui prépare la nuit, et on attend qu'il vienne.

Racines, écorces et feuilles séchées, chacune avec son chant, sa saison et son caractère. On les bat dans l'eau froide jusqu'à la mousse, selon le geste xhosa, et on la boit à jeun. La porte s'ouvre souvent dès les premières nuits, et tant qu'on en prend soin, elle reste ouverte.

Le mot Ubulawu.
La curation

Les 6 trésors de la famille.

Qu'est-ce que l'ubulawu ?

Chez les Xhosa et les Zoulous d'Afrique du Sud, l'ubulawu rassemble des plantes du rêve : des racines surtout, parfois des tiges ou des écorces, battues dans l'eau froide avec un bâton jusqu'à ce qu'une mousse blanche monte (Sobiecki, 2008, p. 336). Le mot viendrait du verbe xhosa ukulawula, « contrôler ». Pour les devins, l'ubulawu jette « une lumière blanche » sur le rêve, ukukhanya okumhlophe : les rêves deviennent plus vifs, et on s'en souvient au réveil (Hirst, 2005).

C'est la médecine des devins, les amagqirha xhosa et les izangoma zoulous. Elle accompagne leur initiation et soigne l'intwaso, la maladie de l'appel, par laquelle les ancêtres désignent un futur devin (Sobiecki, 2008 ; 2012). Chez les Zoulous nyuswa, ils se classent par couleur, noir, rouge ou blanc, et l'on va toujours du noir vers le blanc (Ngubane, 1977, p. 109).

Les plantes de la famille

  • Undlela Ziimlophe, Silene capensis (nom accepté : Silene undulata), la racine que l'on appelle « African dream root ». Son nom xhosa dit « les chemins blancs ». Les novices la boivent en mousse, à jeun, trois jours à la pleine lune, pour renforcer le rêve (Hirst, 2005). Sobiecki lui prête des « rêves lucides » liés aux esprits des ancêtres (2008, p. 347).
  • Uvuma Omhlope, Synaptolepis kirkii, la racine blanche : -mhlophe veut dire « blanc ». En émétique rituel et en lavage du corps, elle aide les devins à « voir » (Van Wyk & Gericke, 2000, cités par Sobiecki, 2008). Sobiecki la range parmi les ubulawu employés pour rêver (2012).
  • Mukanya Kude, Vachellia xanthophloea, l'acacia à l'écorce jaune qu'on voit de loin : umKhanyakude en zoulou, « la lumière qui vient de loin ». Pour la Maison, Mukanya Kude est un ubulawu, une plante de la famille des plantes à rêves africaines, et il entre dans le pack aux côtés de la Silene et de l'Uvuma.
  • Uqume, Hippobromus pauciflorus, la plante de la transe : « le devin se rince le nez avec la mousse avant de tomber en transe » (Watt & Breyer-Brandwijk, cités par Sobiecki, 2008, p. 344). Son écorce entre dans l'ubulawu d'initiation xhosa, avec la Silene (Broster, 1981).
  • Ubhubhubhu, Helinus integrifolius, la « soap plant », la plante-savon (Sobiecki, 2002). Les devins pedi la boivent à l'initiation pour renforcer leur mémoire et aiguiser leur regard (Mönnig, 1967, cité par Sobiecki, 2008).

Même un nénuphar en fait partie. Chez les Xhosa, la racine d'uzuba est un ubulawu, trop âpre pour être bue, gardée pour le lavage (Hirst, 2005). Les devins zoulous connaissent la fleur sous le nom d'izibu : elle se vend sur les marchés de Johannesburg pour des visions liées aux ancêtres (Sobiecki, 2008, p. 345).

La Silene, l'Uvuma et le Mukanya réunis, ou les cinq plantes ensemble : le pack découverte Ubulawu.

Le geste

Chez nous, l'ubulawu se reçoit sur 3 à 5 nuits de suite. La racine en poudre fine repose dans l'eau froide, puis on la bat jusqu'à la mousse blanche : là-bas au bâton fourchu, l'ixhayi (Hirst, 2005), ici au fouet ou au mousseur à lait. On boit la mousse à jeun, le matin, ou le soir loin du repas, en posant son intention, parfois une question précise pour la nuit.

L'initié xhosa boit jusqu'à vomir, l'ukugabha, et se lave le soir avec la mousse (Lamla, 1975, cité par Sobiecki, 2008) ; « les Sotho préfèrent manger la mousse », rapporte Sobiecki (2012, p. 219). Chez nous, on boit la mousse, sans aller jusqu'au vomissement.

Un carnet près du lit, quelques mots au réveil. Le rêve arrive parfois dès la première nuit, parfois quelques jours après la dernière mousse, et il peut se prolonger des semaines. Chaque fiche donne la dose de sa plante.

Ce que racontent nos rêveurs

Sur l'Undlela Ziimlophe, 31 avis parlent de la nuit : 15 rêves plus vifs, 7 souvenirs plus nets, 6 rêves lucides, et 6 rêveurs qui n'ont rien remarqué. L'Uvuma en compte 14, dont la moitié parlent de rêves chargés de sens, et le Mukanya Kude 5.

« […] Undlela Ziimlophe est une plante extra pour se souvenir de ses rêves et devenir plus conscient dans toutes les dimensions. »
— Audrey, sur l'Undlela Ziimlophe

Aucun essai clinique n'a porté sur l'ubulawu. Hirst a lui-même eu « des rêves très vifs », et le mécanisme reste pour lui « une énigme » (Hirst, 2005). Sobiecki, avec un ubulawu rouge puis un blanc, n'a pas rêvé davantage : il décrit du calme et de la clarté (2012, p. 220).

Précautions

  • Les saponines des ubulawu font la mousse ; à forte dose, elles irritent et font vomir (Hirst, 1997, cité par Sobiecki, 2008).
  • Des usagers hors tradition qui ont pris de la Silene ou de l'Uvuma en gélules, à des doses supérieures aux doses traditionnelles et hors rituel, ont eu des rêves perturbants et confus, puis ont arrêté (Sobiecki, 2012, p. 221). La tradition, elle, passe par la mousse et de petites quantités.
  • Chez le rat, un extrait de feuilles d'Uqume à forte dose a montré une possible toxicité pour le foie (Pendota et al., cités par Assob et al., 2014).
  • Grossesse et allaitement : on s'abstient. Sous traitement (antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères) ou en cas de trouble psychiatrique : un avis médical avant toute plante.

Avec respect

Chez les Xhosa, seul le devin initié à la rivière sait reconnaître la Silene, la cueillir et s'en servir ; on ne la trouve jamais chez l'herboriste (Hirst, 2005). Les formules des ubulawu d'initiation restent secrètes, pour les étrangers comme pour les initiés encore jeunes (Sobiecki, 2012, p. 222). Nos plantes se reçoivent chez soi, à côté de cette tradition vivante, et aucun de nos packs ne se présente comme « la recette traditionnelle ».

Toutes les plantes du rêve, une par une : le guide des plantes pour le rêve lucide.

⊹ QUESTIONS FRÉQUENTES ⊹

L'ubulawu, en questions

Qu'est-ce que l'ubulawu ?

Chez les Xhosa et les Zoulous d'Afrique du Sud, des plantes du rêve, surtout des racines, battues dans l'eau froide jusqu'à ce qu'une mousse blanche monte. Le mot viendrait d'ukulawula, « contrôler ». Les devins le boivent pendant leur initiation : il rend les rêves plus vifs et mieux retenus (Hirst, 2005).

Quelle plante est l'« African dream root » ?

La Silene capensis (nom accepté : Silene undulata), undlela ziimlophe en xhosa, « les chemins blancs » : notre Undlela Ziimlophe. Au pluriel, « African dream roots » désigne souvent toute la famille ubulawu.

Comment préparer la mousse d'ubulawu ?

La racine en poudre fine dans l'eau froide, un temps de repos, puis on bat au fouet ou au mousseur à lait jusqu'à une mousse blanche épaisse. On boit la mousse à jeun. Chaque fiche donne la quantité de sa plante.

Combien de jours ?

3 à 5 nuits de suite. Chez les Xhosa, les novices boivent la Silene trois jours, à la pleine lune (Hirst, 2005). Le rêve vient parfois dès la première nuit, parfois quelques jours après la dernière mousse : le carnet en garde la trace.

Silene ou Uvuma : quelle différence ?

Deux plantes de familles botaniques différentes. La Silene (Undlela Ziimlophe) est la racine des chemins blancs, bue à l'initiation des devins xhosa ; chez nos rêveurs, elle réunit le plus de rêves lucides. L'Uvuma (Synaptolepis kirkii) sert d'émétique et de lavage pour aider les devins à « voir » ; nos rêveurs lui prêtent des rêves chargés de sens.

Peut-on prendre de l'ubulawu sans être initié ?

Pour Mrs Maponya, devineresse, tout le monde peut s'en servir pour rejoindre ses ancêtres, et seuls certains en reçoivent le don de guérir : « les plantes te donnent ce que tu es » (Sobiecki, 2012, p. 219). L'initiation appartient aux devins et à leurs maîtres. Nos plantes se reçoivent chez soi, avec respect.

Quelles précautions ?

Les ubulawu font vomir à forte dose. Des usagers hors tradition, en gélules et à forte dose, ont eu des rêves perturbants (Sobiecki, 2012, p. 221) ; la tradition passe par la mousse et de petites quantités. Grossesse et allaitement : on s'abstient. Sous traitement ou en cas de trouble psychiatrique : un avis médical avant toute plante.

L'ubulawu est-il légal ?

En vente libre en France et dans l'Union européenne. Hors de l'Union, chaque pays a sa loi : vérifie celle du tien avant de commander.

⊹ POURQUOI CETTE FAMILLE ⊹

Comment se préparer à recevoir un Ubulawu.

Trois gestes de la tradition de préparation :

D'abord, un Ubulawu pour commencer : on apprend ainsi la signature de chaque plante.

Ensuite, trois à cinq nuits de suite : le rêve s'ouvre nuit après nuit.

Enfin, un carnet au chevet. Un rêve qui revient a ses motifs, et c'est en les notant nuit après nuit qu'ils deviennent lisibles.